13 novembre 2009
La langue de l'autre
Dans le message "Ils grandiront ensemble dans la paix" du 11 11 09, toute une partie de ce que nous écrivions pouvait faire penser aux célémonies de la célébration franco-allemande du 11 novembre 2009, avec Angela et Nicolas bien ensemble devant l'Histoire.. Et puis, cela se terminait en Palestine.
Nous pensions avec regret, justement, que la démarche des israéliens et palestiniens évoquée dans notre message aurait bien pu concerner des français et des allemands, anciennement ennemis, eux, pour qui donc une telle démarche d'attention, de culture commune, de volonté de compréhension mutuelle serait infiniment plus facile.
Hélas, nous n'en sommes pas là! Pire: nous n'en sommes plus là! Il fut un temps où France et Allemange manifestaient une vraie volonté d'éducation à la paix, par de multiples démarches y compris en apprenant chacun la langue de l'autre peuple. Dans son numéro daté du jeudi 12 novembre 2009, l'éditorial du Monde constate, quasiment en conclusion: "On ignore de plus en plus la langue et la culture de l'autre".
Apprendre l'allemand, c'est difficile. L'anglais, c'est utile. Dixit vox populi! Le profit et la réussite sont déjà embusqués sur le parcours scolaire des enfants de France, et la valeur intellectuelle de notre peuple n'y gagne rien.
Rien: "Nitchevo", dirait Gorbatchev... Mais, à propos, envisager de se mettre au russe dans une école française, vous n'y pensez pas, non ? On ne sait jamais, alors, jusqu'où le futur lauréat du prix Renaudot pourrait décider d'aller fuir notre pays "monstrueux"... Savez-vous que Marie Ndiaye a fait le long chemin de la France à Berlin ? Alors, pas question de pouvoir s'évader à Moscou: c'est "non", et même "non, rien à faire"! ("Niet, nielzia!") (la sylabe accentuée porte l'accent tonique).
Je t'aime, donc je n'apprends pas ta langue! Na!
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(Il y a quelque part en France
un professeur d'allemand qui,
non sollicité pour un emploi, cherche..., devinez quoi!).
09 novembre 2009
Berlin, le mur: n'oublions pas les autres
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C’est très bien de consacrer vingt quatre heures de radio à la chute du mur de Berlin. Le symbole est irremplaçable, sa portée immense.
Dans cette période de la fin du monde soviétique et communiste, notamment dans la partie orientale de l’Europe, il n’y eut pas seulement des symboles : il y eut des personnes, des peuples entiers, des pays qui passèrent alors de l’emprisonnement (derrière le Rideau de Fer) à l’ouverture des frontières et à la liberté…
Pourquoi n’y eut-il pas à ce moment-là d’exubérantes fêtes et retrouvailles avec ces frères, ces amis, ces semblables que nous ne pouvions pas joindre, voir, retrouver depuis des dizaines d’années, plus longtemps encore que ce qu’avait duré le mur de Berlin ? Pourquoi notre cœur n’a-t-il pas débordé d’allégresse ? Pourquoi célébrons-nous si bien la chute du « mur » et si peu la réunion de nos pays à tous les autres pays d’Europe de l’est ?
En tout cas, Martine Pèlerine Citoyenne du Monde répond à ces questions non pas par des discours, mais d’une façon active, précise, illustrée, riche en prolongements possibles à partir de son blog. Bonne lecture, et n’hésitez pas à partir en voyage de fraternité avec Campo Stellae, le blog de Martine pèlerine (message "La Voie Balte", daté du 09 novembre 2009)…
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03 novembre 2009
Traité de Lisbonne
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C’est tout de même une bonne nouvelle, le traité de Lisbonne va pouvoir entrer en application maintenant que le président de la République tchèque, bien contre son gré du reste, permet à l’Europe d’avancer.
En effet, grâce à ce traité, le Parlement européen aura davantage de poids.
Par ailleurs, dans un certain nombre de domaines, l’Europe pourra prendre des décisions sans que tout le monde soit du même avis : à vingt sept, autant dire que cela évitera une paralysie constante.
Enfin, les citoyens européens pourront demander à la Commission européenne de faire examiner par le Parlement une proposition de nature législative : il suffira pour cela de recueillir un million de signatures.
Si, au grand regret de certains, l’Europe continue malgré tout de pouvoir être gouvernée à droite, nous leur ferons remarquer que cela ne l’empêche pas non plus de mener une politique de gauche : il faut et il suffit pour cela que les citoyens des vingt sept pays concernés votent à gauche, notamment (et pas seulement) lors de l’élection des députés européens. Après tout, cela n’est-il pas le signe normal que nous sommes en démocratie ?
Consulter la source : RFI en date du 03 11 09 :
Les nouveautés du Traité européen
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26 octobre 2009
Privatisation de la Poste
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Discours du Pouvoir en France : nous ne privatisons pas, nous libéralisons, et ce à l’instar de nos grands voisins européens.
Qu’en est-il de cette différence ? Et fait-elle réellement la différence ?
Où en sont à ce sujet les autres pays européens ?
Il se trouve que tout n’est pas aussi rose qu’on tente de nous le faire croire. L’emploi, le service rendu sont battus en brèche par le profit, la rentabilité… même lorsqu’on procède en douceur, sous couvert de simple et naïve (en quelque sorte) libéralisation, ou « ouverture du capital ».
Pour une explication détaillée, on peut revenir en arrière dans le temps en consultant RFI en date du 22 octobre 2009 : descendre dans la page du site RFI en catégorie Europe jusqu’au titre « Allô Bruxelles Le Statut des Postes en Europe » qui est le lien à ouvrir. Cette page de RFI catégorie Europe s’affiche en cliquant ici.
(Si vous lisez ceci longtemps après le 22 octobre, il faudra trouver tout en bas la bonne page précédente pour remonter suffisamment le temps…)
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28 septembre 2009
Lumière de l'Europe
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Ne nous désespérons pas en ce qui concerne les capacités de l’Europe à constituer une force économique plus grande, capable de soutenir l’innovation sociale et le nouvel humanisme inspiré des plus hautes valeurs de notre héritage. Déjà, les résultats obtenus en matière de monnaie, de Droit, d’harmonisation dans de nombreux domaines, sont de nature à nous encourager à aller plus loin.
Mais comment faire avancer le navire dans une bonne et claire direction, comment tirer avantage d’un travail commun harmonieusement pensé et exécuté, tant que nous ne définissons pas des idéaux dignes de notre culture et de nos ambitions ? En matière d’Education, de droits sociaux, de respect des personnes, des personnes les plus faibles notamment ? Les déclarations ne suffisent pas : il faut définir des programmes d’action politique commune au service des idéaux proclamés.
La tolérance zéro à l'égard des suicides
du type France Télécom
doit en faire partie!
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L’Europe doit immédiatement viser très haut en matière d’humanisme. Si elle ne le fait pas elle sera détruite par les égoïsmes nationaux, les forces centrifuges nées de la souffrance et de la pauvreté, et n’aura de leçons à donner à personne ! Elle sera méprisée pour son économie éclatée, elle offrira le spectacle affligeant de nationalismes retrouvés et de divisions rappelant les récents conflits balkaniques, elle sera l’auteur et la victime de son manque de hauteur de vue politique, sociale et humaine.
Le défi est pour : maintenant !
Mais rassurez-vous, bonnes gens : il ne manquera pas ces prochaines années de menteurs, voire de sectes savamment embusquées, pourquoi pas, pour nous faire croire que ce merveilleux programme d’une Europe réussie, ILS s’en occupent. De l’Opus Dei aux sectes en passant par l’argent qui « va à l’argent », nous n’avons qu’à nous laisser faire. Nous aurons l’illusion temporaire de vivre dans une Europe bien-pensante, solidement conservatrice, idéalement sociale, et nous constaterons concrètement la dégradation du climat républicain : c’est du reste déjà un peu le cas ! Et, un jour, nous devrons chercher un autre continent ! Une nouvelle Amérique, peut-être, comme lorsque nos aïeux ont fui l’Europe de la violence pourtant si bien-pensante (déjà) !
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20 août 2009
Europe, le droit, la civilisation
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L’Europe vit et transmet un héritage plusieurs fois millénaire de droit et de civilisation.
Civilisation héritière de l’Antiquité païenne, puis du christianisme, de la Révolution, des Lumières, de la science et de la laïcité à la française, elle est riche de ses peuples et de toutes les nuances de la pensée. Et de l’art.
C’est pourquoi elle prétend, à juste titre, pouvoir servir de modèle au monde entier.
A juste titre, évidemment, si toutes les richesses humaines, humanistes dont elle se réclame sont traduites en actes, à commencer par ce qui se fait à l’intérieur de l’Europe.
Ainsi, pour ce qui est de la façon dont sont traitées
les « minorités »,
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quelles leçons l’Europe n’est-elle pas prête à donner à tous les autres grands pays, à tous les continents du monde ?
Serait-elle aussi fière, aussi sûre d’elle, l’Europe, si elle regardait bien en face la manière dont elle refuse aux gens du voyage, et particulièrement aux Roms, l’accès aux droits les plus fondamentaux de la personne humaine ?
Avec neuf millions de personnes, les Roms sont en Europe la minorité la plus importante. * Mais... quel déni de leurs droits, et ce à travers divers pays européens !
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L'Europe persécute, pourchasse ses propres citoyens!!!
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Et la France, me direz-vous?
La France n’est pas en retard pour ce genre d’ « exploits » : on voit même une décision préfectorale remise en question par la Justice française. **
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Pour plus d’information :
* CCFD
** Romeurope en cherchant "du 16 au 31 juillet", tribunal de Bobigny; puis au mercredi 8 juillet 09 le communiqué de presse du mardi 7 juillet
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( Romeurope est un « Collectif National Droits de l’Homme pour l’accès aux droits fondamentaux des Roms migrants en France »)
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07 juillet 2009
Silence, on coule en Lettonie!
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La Lettonie, mais aussi les autres pays baltes, ont un pied dans le vide. La faillite est là, menaçante, effrayante.
Vous avez remarqué l’émoi que cela suscite chez nous ?
Il s’agit d’une souffrance ordinaire, et non pas d’un évènement télégénique, sensationnel… Alors, on en parle très peu !
Voici quelques lignes trouvées dans la presse en ligne, dans lepoint.fr, mais elles font figure d’étoile sur fond de ciel obscur. Croirait-on qu’il s’agit de nos voisins, de nos proches, de nos frères ?
28 mai 2009
Le danger, c'est nous!
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Cri du coeur
Une première fois, nous avons voté pour l’ordre, la sécurité, et nous avons eu le Pouvoir qui « réforme » la France aujourd’hui.
Ce même pouvoir s’évertue à mener des actions dont le seul but est de mettre la population à l’écoute de la peur : peur de la pauvreté, du chômage, de l’étranger, du vagabond errant de pays en pays, de continent en continent.
Peur du pauvre, du chômeur !
Peur des banlieues.
Peur des enfants eux-mêmes, à qui nous offrons la fouille et le portique plutôt que des adultes formés et nombreux parmi eux.
Peur des cartables, peurs de toutes sortes, l’essentiel est de faire peur. Et d’annoncer de grands moyens.
Le danger, c’est nous, si nous ne savons pas utiliser le bulletin de vote comme moyen de résistance.
C’est nous quand nous dirons : « Au moins, je peux voter pour une Europe décidée à mettre de l’ordre, de la sécurité, décidée à agir, l’Europe de ceux qui ont le Pouvoir en France ».
Car si nous votons ainsi, nous obtiendrons un résultat à la française, mais cette fois à la dimension de l’Europe, et nous n’aurons plus aucun recours contre les promesses non tenues, contre le tout sécuritaire en paroles et l’aggravation de la violence…
Nous voulons peut-être une Europe avec des hôpitaux revus et corrigés à des fins de rentabilité ?
Nous voulons des écoles avec des professeurs supprimés par milliers, dizaines de milliers ? Nous voulons des quartiers, des collèges et des lycées « améliorés » par la suppression de la police de proximité et des personnels de surveillance et d’encadrement, ainsi que par la suppression de milliers d’enseignants et d’éducateurs ?
Nous voulons peut-être moins d’infirmiers, d’assistants sociaux, moins de bureaux de poste et d’hôpitaux ?
Nous voulons peut-être davantage de « parquet » dans la Justice, un parquet sans la nécessaire indépendance à l’égard du Pouvoir politique ? Un parquet grâce auquel les affaires politico-financières peu plaisantes pour le Pouvoir ou ses amis ne seront pas instruites, ou ne seront pas menées à leur terme ?
Nous voulons peut-être une Europe où chaque nouveau problème sécuritaire donne lieu à la création d’un nouveau corps de police ou de maintien de l’ordre, spécialisé dans le traitement d’un milieu donné ? On pourrait commencer par la brigade de la sécurité lycéenne, histoire d’habituer la population à des institutions spécialisées par secteur ?
Alors, votons de nouveau pour eux, pour les mêmes, pour ceux qui font des cadeaux aux très, très riches et ne tiennent pas parole pour les pauvres !
Votons aussi pour ceux qui se déclarent scandalisé devant le Pouvoir d’aujourd’hui en France, mais qui votent très régulièrement à droite, en France comme au Parlement européen : ceux-là ont fait leurs preuves eux aussi, en paroles et en actes, on ne peut pas compter sur eux pour changer de direction et écarter le risque d’une nouvelle crise ! Telle la tour de Pise, le Centre penche lui aussi, et il penche à droite !
Et si nous voulons continuer d’être toujours plus stupides, votons nouveau, complètement nouveau, pour un parti à l’extrême de la gauche ou de la droite : l’électeur français aime bien expérimenter. Il en paie pourtant les conséquences !
Ou mieux, plus simple encore : ne votons pas du tout, car le résultat, dans ce cas, sera imprévisible, ou hélas trop facile à prévoir : comme en 2001 !
Ce qui précède n’est qu’une déclaration d’amour à l’Europe de la paix, de la démocratie et du Droit, celle qui bâtit la prospérité économique non pas sur la misère des petits et le luxe des riches (ou plus précisément encore sur l’accumulation du capital au profit de quelques privilégiés), mais sur la justice sociale, l’état de Droit, l’intelligence et le respect !
Et si le monde à son tour n’a pas droit à un peu plus de justice sociale, et de justice entre les peuples, alors nous irons droit dans le mur de la faim, de la révolte, de la guerre…
Il n’en est que plus urgent d’éviter le pire pour l’Europe !
21 mai 2009
Europe, dernière chance
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L’Université, les transports, l’hôpital, l’Ecole, le Service Public dans son ensemble sont aujourd’hui menacés, attaqués même par la politique de la droite « libérale » : voulons-nous cela pour l’Europe ? Voulons-nous bâtir un avenir sur les seules valeurs ( !) de profit, privatisation, concurrence, et disons-le rentabilité ?
Y a-t-il une voix en France pour proposer un autre choix le 7 juin ? Et d’abord, pour s’indigner ?
Réponse :
19 mai 2009
Europe, partis et immigration
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Dans la perspective des élections européennes de juin 2009, le journal l’Expresse du 15 mars de cette année propose une présentation simple et rapide, mais claire et fort intéressante des programmes des différents partis politiques concernant l’immigration. On peut lire l’article ici
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